Royal Glamsters

Peinture
Arts Graphiques
Vidéo, Installation, Arts numériques
Démarche artistique: 

S'il se revendique comme un artiste "sub-pop" [ou « subpop »] (catégorie artistique inexistante donc inclassable) c'est à la fois par désir de rester dans le cadre d'un art populaire (Low [Lowbrow] art), modeste, accessible au plus grand nombre (un « art brut urbain ») [ce qui n’exclut d’ailleurs pas des échos à une culture plus « high » en particulier dans les titres des oeuvres], mais également par référence à ce qui nourrit son art formellement.
C'est ainsi qu'est né l'univers des "Hooly" et assez rapidement le défi de développer cet univers "d'infantisation" [c’est l’époque où l’on parle de « Kidults » et d’ « adulescents »] comme un langage "idéogrammatique" avec sa syntaxe et son vocabulaire, relevant d’une sémiologie abstraite (le monstre ou la créature étant ici considéré comme une abstraction libre et symbolique, émancipée de toutes les règles figuratives) ; le divertissement se ferait subversif !!!
Ce "subvertainment" a évolué tout en continuant d'interroger avec humour et ironie les rapports ambigus et parfois incestueux entre l'art et la société de consommation, la sexualité, la place de l'artiste improductif dans le monde contemporain...
Le temps de réalisation de la plupart de ses oeuvres, ainsi que la station attentive qu’ils imposent au regardeur agissent comme des « oasis de décélération sociale » (expression empruntée au philosophe social Hartmut Rosa).
Si son travail évolue, si parfois les formes se font de plus en plus abstraites, c’est toujours avec la prégnance du « monstrueux » et de l’ironie.
Et ce désir de laisser finalement au "regardeur" le dernier mot : la liberté d'interpréter ce qu'il voit...ou ne voit pas